Par Ghislain de Diesbach*

Publié par La rédaction sur CultureMag.fr le 13/09/2010 •

L’on protège les grottes de Lascaux de l’air du temps, l’on veut garder intactes les somptueuses peintures et l’on a fabriqué de fausses grottes identiques aux vraies. On a eu bien raison. Peut être faudra t il un jour agir de même avec le château de Versailles ?

Pourquoi y installe-t-on même temporairement quelques objets non identifiés,oeuvres de Koons et de Murakami, homard, grenouille, extra terrestre, sans aucun rapport avec les appartements royaux ?

Pourquoi imagine-t-on que du choc des cultures va naître un bien être une nouvelle esthétique ? Pourquoi certains conservateurs ne veulent plus conserver mais révolutionner.

Les premiers meurtris dans cette affaire sont les mécènes qui offrent leur argent pour rendre à Versailles sa splendeur, rénover les couleurs, racheter des meubles, replanter des arbres, la liste de leurs bienfaits est longue. Grâce leur soit rendue !

es seconds sont les visiteurs du monde entier qui viennent souvent de fort loin pour admirer le château et à qui l’on impose autre chose. Le troisième groupe sont les enfants à qui l’on fait croire que ces objets sont à leur place là.

e dernier groupe enfin, c’est nous tous qui sommes en majorité opposés à ce mélange des genres, tous les sondages le prouvent, et dont on veut ignorer le refus .

Si certains conservateurs aiment par dessus tout notre « bel aujourd’hui» , qu’ils postulent donc pour Beaubourg, le musée d’art moderne ou d’autres galeries spécialisées .

Mais qu’ils laissent notre château de Versailles enchanter des millions d’êtres sans les scandaliser…

Si Versailles, dit-on  a été, jadis, financièrement, le tombeau de la monarchie, il est certainement sûrement aujourd’hui, celui du bon goût.

*Ghislain de Diesbach

rand Prix de la biographie de l’Académie française 1992 pour Proust, il est l’auteur d’une trentaine d’essais littéraires, de biographies et d’ouvrages historiques.

 

Non à Bernar Venet

Pour la démesure de son oeuvre .

Qu’elle soit exposée au Grand Palais avec Anish Kapoor dans les Monumenta. Sans rapport de

proportion, l’oeuvre écrase les écuries comme le château.

Le mélange des genres :

Vous ne mettez ni une toile cirée sur une commode Louis XV ni un piercing sur les lèvres de la

Joconde .

Le non sens :

ces sculptures en acier corten n’ont pas de nom ,ne signifient rien. Que m’apporte ce métal? Rien .

Bernar Venet a débuté sa carrière par une installation de lui même couché dans une décharge de Tarascon    d’où peut être son goût de la rouille.

Jean Clair vient d’écrire: « nous sommes entrés dans l’hiver de la culture » ,l’art nous dévoile l’invisible , rien à voir avec les gros coups financiers.

l’art est vital,on ne peut vivre sans . Les responsables culturels n’ont pas le droit de tromper le public et d’oublier les propos de Rodin   « L’art et la

religion donnent à l’humanité toutes les certitudes dont elle a besoin pour vivre et qu’ignorent les époques embuées

d’indifférence, ce brouillard moral. »

L’autoritarisme : Aillagon et Venet ont la même volonté de provoquer:  Venet a déclaré « Exposer à Versailles c’est toucher un immense public .C’est

l’occasion de faire une démonstration de force . »Passer en force est leur devise. Nous pouvons lire dans la biographie du dossier de presse « 

Pleinement conscient de la portée symbolique du lieu, il l’aborde avec le souhait de souligner son tracé, de révéler sa cohérence, de faire redécouvrir

ses espaces quitte parfois à s’inscrire en opposition avec son dessin si précisément délimité en plaçant par exemple un effondrement d’arc entre le

bassin d’Apollon et le Grand Canal, sorte d’épave non pas informe mais antiformelle trônant au centre de l’ouvrage d’art par excellence qu’est

Versailles. »  Merci de bien relire pour saisir sa cohérence à lui !

Le château n’est pas un panneau Decaux . Les touristes se voient imposer ces montages.


Le financement obscur : Autofinancement, dit l’artiste qui assume 80 %, d’un projet chiffré à 2,5 millions. Reste 500.000 euros pris en

charge peut être par le château via sa filiale château de Versailles Spectacles .

Obsession du contemporain chez Aillagon qui rejette les initiatives évoquant le passé .L’association Un bal au château réclame depuis des

années le droit de se promener en costume et la réponse est niet ….

L ‘escalier Gabriel va être relooké . Il a été fait au 20 ème siècle ,certes mais sur les plans de Gabriel.

Les dieux de l’Olympe présents dans le parc depuis 3 siècles fulminent :

« Nous mépriser en nous imposant cette confrontation, c’est vous mépriser vous-même. Cette humiliation porte, en germe, votre châtiment

: ne pas respecter votre culture européenne est un suicide. »

Les structures métalliques de Bernar Venet s’épanouiront sur le parvis de La Défense ou au bord d’une autoroute.

Pas à nos pieds, dans le parc du château !

Nous en appelons au sacro saint principe démocratique. 10000 personnes refusent ces installations . Le peuple dit : Nous exigeons que

Versailles soit respecté !’

Le directeur de l’établissement public est au service de l’Etat : l’Etat, c’est nous…

Réagissez !

Défendez-nous… Défendez-vous !

Signez la pétition Versailles mon amour !

Le parc de Marly a droit, lui aussi, à son installation.

Nous ne sommes plus seuls :

Avec nous l’Académie Française

Marc Fumaroli, Jean Clair , Jean d’Ormesson , de grands journalistes,

Eric Zemmour , Philippe Tesson . Et une foule de gens .Rappelons les

sondages du Parisien et de France Soir : 68% refuse ce mariage contre

nature

Bonne retraite Monsieur Aillagon !

Collectif Versailles MON AMOUR

Anne Auger Stephanie Bignon et Eric Martin

Contact 06 10 75 18 61

 
 

du mercredi 16 janvier :

http://www.fdesouche.com/179288-chateau-de-versailles-et-modern-art

Eric Martin

 

« Tout ça ne mérite pas le nom d’art »

Le 27 janvier 2011, dans Non classé, par admin

Marc Fumaroli de l’Académie Française a déclaré dans Le Soir le 15 septembre dernier :

« J’interprète le sentiment d’un grand nombre de Français, surpris et déroutés par l’association d’un chef-d’œuvre de notre tradition artistique et d’un artiste pop dont la valeur est artificiellement augmentée pour des raisons davantage boursières qu’artistiques. Bientôt nous pourrions retrouver des Murakami à Notre-Dame de Paris ou à l’abbaye de Cluny. Et je sens qu’il y a une partie du public qui s’estime floué par ce genre de démarche.

C’est le problème de l’art contemporain : tout ça ne mérite pas le nom d’art. Et on l’installe dans un lieu qui est le produit d’une tradition de toute autre nature que celle de ces objets boursiers. À la limite, par cette introduction de cet artiste japonais au Palais de Versailles, on impose à tout le monde une forme d’art que le public refuse.

C’est même davantage un refus qu’avec Jef Koons, il y a deux ans. Mais ils sont aussi affreux l’un que l’autre. Ce sont des industriels du jouet pour adulte. Ils ne mettent pas la main à la pâte eux-mêmes, ils ont des ateliers. Cela vient de la manœuvre de Saatchi, qui avait lancé les Young English Artists il y a dix ans comme une marque de lessive, et ça a marché. Parce qu’il y a eu le boom économique et la multiplication de millionnaires à travers le monde, peu préparés à raffiner leurs goûts et anxieux d’utiliser leurs fortunes. Faute d’aller chercher du Titien ou du Picasso, qui demandent du discernement, ils éblouissent leurs amis en achetant ces œuvres bizarres, drôles, funny et fort coûteuses pour les placer dans leurs lofts et faire des party. Et du coup, leur cote croît.

On peut en rire, ce n’est pas tragique, mais c’est une tendance de la société contemporaine qui me paraît inquiétante. La nouvelle forme de civilisation est frappée de gigantisme et de ségrégation sociale, avec une petite élite immensément riche qui peut tout se permettre, y compris d’acheter des jouets pour milliardaires.

La croisade européenne que j’ai entreprise avec Paris-New York et retour, c’est de résister. Pour les langues, il faut résister au globish anglais. Pour l’art, nous avons un gigantesque patrimoine qu’on ne peut insulter par l’adjonction d’un kitsch de dixième ordre. »

 

Jean Jacques Aillagon a donné carte blanche au plasticien français Bernar Venet

dès Juin 2011 dans le parc du château.

Nouveau scandale.  Et nouveau combat pour Versailles Mon Amour

Voyez l’une de ses oeuvres exposée au parc Vanier de Vancouver.

L’actualité du plasticien est réelle : la ville de Nice se voit ornée d’un obélisque au

grand mécontentement des niçois.

Et le plasticien expose en ce moment six tonnes de charbon aux abattoirs de

Toulouse.

Son projet pour le château : Bernar Venet souhaiterait installer deux arcs

verticaux

« qui seront comme des bras ouverts encadrant le château comme

les perspectives du jardin. »

Nous craignons le pire avec ce casse noix, la noix étant notre château.

Les dieux de l’Olympe dont les statues  veillent  sur le parc sont

très irrités et déclarent :

Moi, Vulcain, dieu du métal et de la forge,

Epoux de Vénus, déesse de la beauté,

Président du collectif des dieux de l’Olympe,

Hôtes du parc du château de Versailles,

par la grâce du roi Soleil,

En leur nom, je déclare :

« Non à la cohabitation avec Bernar Venet ! »

D’incorrigibles récidivistes, après Jeef Koons et Murakami donnent carte blanche

au plasticien Bernar Venet. Ils pensent que leur insolence restera impunie : grave

erreur ! La colère de JUPITER GRONDE…

Je leur conseille vivement de respecter ce domaine. Le maître des lieux, Louis

XIV, a choisi chacun de nous et la place qu’il occupe dans le parc depuis trois

siècles.

Nous imposer le voisinage de ces objets insensés, au sens propre qui n’ont pas de

sens, est choquant pour nous qui en avons tant.

Nous sommes ce qu’il y a de plus ancré en vous.

Nous mépriser en nous imposant cette confrontation, c’est vous mépriser vous-

même. Cette humiliation porte, en germe, votre châtiment : ne pas respecter

votre culture européenne est un suicide.

Les structures métalliques de Bernar Venet s’épanouiront sur le parvis de La

Défense ou au bord d’une autoroute. Pas à nos pieds, dans le parc du château !

10 000 simples mortels ont déjà manifesté leur refus du saccage de leur

patrimoine ; demain des centaines de milliers d’autres vont se

dresser contre la volonté d’une poignée d’hommes, plus intéressés par les

finances que par la conservation de notre patrimoine.

Nous en appelons au sacro saint principe démocratique. Le peuple dit : Nous

exigeons que Versailles soit respecté !

Le directeur de l’établissement public est au service de l’Etat : l’Etat, c’est nous…

Réagissez !

Défendez-nous… Défendez-vous !

Signez la pétition Versailles mon amour !*

* (cliquez)

Vulcain, Neptune, Apollon, Hercule, Mercure, Diane, et Latone

Dialogue entre Le Rhône et la Rivière

Nous avons surpris ce dialogue amoureux entre deux statues l’une, le Rhône

habitant au bord du bassin du Midi    et l’autre  devant le Louvre.

Le Rhône est l’oeuvre  de Jean Baptiste Tuby et date du 17ème et la Rivière

d’Aristide Maillol  date du 20ème siècle.

Les mariages heureux existent : la preuve ….

Le combat continue !

Le 14 octobre 2010, dans Non classé, par admin

Chers amis,

Nous sommes maintenant une force de frappe de 5 700 personnes. Continuons à signer et faire signer, nous devons décupler ce chiffre.

Deux nouveaux combats culturels nous semblent urgents à mener :

- la défense de l’église Saint Jacques d’Abbeville menacée de destruction à partir du 7 Avril 2011. Cette immense église néogothique nécessite des réparations que la mairie refuse d’assumer.

- et le soutien de l’Agrif dans son action judiciaire contre l’exposition de photos de Larry Clark au Musée d’Art Moderne, photos pornographiques de mineurs.

Signons, s’il vous plait, la pétition des habitants d’Abbeville. D’autres églises sont menacées du même sort. Il faut rendre impossibles ces destructions.

Et soutenons l’Agrif en adhérant pour lui donner les moyens financiers de cette action judiciaire.

Le combat pour la défense du vrai, du beau et du bien continue !

Anne Auger et le collectif « Sauvegarde du Château de Versailles »

La rumeur parle de constructions d’HLM à la place de l’église néogothique…

 

Un colloque qui ne tient aucunement compte des protestations de milliers de Français…

« Dans le cadre du cycle Rencontres européennes du patrimoine, l’Institut national du patrimoine et le Centre de recherche du château de Versailles organisent une journée d’études sur le thème « Exposer l’art contemporain dans les monuments historiques », le 7 octobre 2010, à Paris.

Daniel Buren au Palais Royal, Jeff Koons, Xavier Veilhan ou Takashi Murakami au château de Versailles, François Morellet ou Cy Twombly au Louvre, la confrontation entre les œuvres contemporaines et les monuments anciens, chargés d’histoire, soulève parfois un vif débat. Pourtant ces lieux historiques ont évolué au fil des siècles et ont souvent vu leurs fonctions changer. Les expositions d’art contemporain dans des monuments historiques rencontrent un grand succès auprès d’un public curieux et sont de plus en plus nombreuses.

A travers des exemples concrets, cette journée d’études abordera la question des publics et des contraintes liées aux lieux auxquelles doivent faire face les artistes et les professionnels du patrimoine. Exposer des photographies, des sculptures, des installations, de façon temporaire ou durable, pose en effet des problèmes de conservation du monument historique et de l’œuvre contemporaine. Enfin, des artistes feront partager leur expérience. Ils expliqueront comment ils répondent à une commande et évoqueront les défis qu’impose un cahier des charges. »

 

Lu sur Nouvelles de France :

« Excuses nippones pour l’exposition Murakami ». Elle est touchante, l’histoire du jour signée Régis Arnaud, correspondant du Figaro à Tokyo, parue samedi dernier dans le quotidien libéral. On y apprend que le standard de l’ambassade de France à Tokyo reçoit des « appels téléphoniques répétés » de Japonais pour dire en substance « Nous sommes désolés de vous avoir causé tant d’ennuis ». Ces « excuses spontanées présentées à notre pays » font suite au bruit suscité par l’expo Murakami à Versailles, largement amplifié par la distance. « L’exposition Murakami à Versailles déclenche un scandale » titrait ainsi une récente dépêche de l’agence Kyodo… Si seulement ! « C’est vrai que les médias étrangers, allemands et japonais notamment, mais aussi danois ou sud-américains se sont davantage intéressés à notre action que les médias nationaux d’où peut-être cette amplification » explique un membre du collectif « Sauvegarde du Château de Versailles » qui a lancé le site « Versailles mon amour » et organisé il y a quinze jours une exposition parodiant « l’art comptant pour rien » devant les grilles du Château. Au total, plus de 12 000 signatures ont été réunies contre la présence des réalisations de Murakami au Château.

 

Les artistes spéculatifs font parler d’eux

Le 22 septembre 2010, dans Non classé, par admin

Le Figaro nous signale qu’une partie de la collection de la banque Lehman Brothers, mise en faillite en 2008, sera vendue aux enchères par Sotheby’s samedi à New York. Le produit de la vente estimé à 10 millions de dollars est destiné à rembourser, en partie seulement, les créanciers de la banque. Cette vente, qui comprend tous les artistes spéculatifs, sera un bon test sur le marché à un mois et demi des grandes ventes de New York.